Association
Mémoire

Le 17 mai 1932, Monsieur Elie Beilin devient président.
Cette même année est officiellement inauguré l’immeuble de la rue Lamarck.

La crèche en 1920 – à gauche, Madame Bleustein et Monsieur Beilin.

La crèche en 1920 – à gauche, Madame Bleustein et Monsieur Beilin.

En 1934, les asiles assurent 70 559 nuitées et 269 992 repas. Les réfugiés viennent de tous les milieux et ont tout perdu. Après avoir fait face à l’urgence, il faut leur assurer un nouveau départ rendu particulièrement difficile pour ceux qui exercent des professions libérales dont l’exercice est lié à des diplômes nationaux.
En 1938 et 1939, quand s’affirment les dangers de guerre, puis la guerre elle-même, le passage de la frontière allemande devient de plus en plus difficile. Le nombre des réfugiés s’abaisse mais leur misère est encore plus totale.
En 1938, suivant décret du 11 mai, les statuts de l’Association sont modifiés précisant que l’œuvre a pour but :
1) De fournir gratuitement un gîte provisoire soit aux indigents, hommes, femmes et enfants de passage à Paris, soit aux personnes temporairement sans travail, sans distinction de nationalité, ni du culte.
2) De créer des ouvroirs (et des ateliers d’assistance par le travail).
3) De recevoir gratuitement des enfants de quinze jours à trois ans dans les locaux ou au dehors des crèches.
En 1940, malgré l’occupant et les menaces que la barbarie et les nazies font peser sur la vie et les biens de leurs dirigeants, les asiles et la crèches restent ouverts. Ils le seront pendant toute l’occupation et ce dans des conditions rendues de plus en plus difficiles par l’occupation allemande et les déportations effectuées par les nazis.

La crèche en 1944

1944, les bâtiments et installations de l‘Association sont gravement endommagés par les bombardements, notamment la Crèche qu’il faudra entièrement reconstruire.

Dès 1945, après la défaite du IIIe Reich, la fin de la guerre amène chaque jour de nouveaux réfugiés rescapés des camps hitlériens. C’est au 16, rue Lamarck, que seront désormais concentrés les locaux de l’association.
En 1945, tous les animateurs, survivants aux persécutions et à la guerre, se regroupent autour de l’asile, dans le désir de secourir les plus malheureux et permettre à l’Oeuvre d’accueillir les réfugiés dont le nombre s’accroît de ceux qui se voient refuser accès en Palestine, alors sous mandat britannique.
1956, reflux des rescapés de Hongrie et, bientôt, d’Egypte. Mais sous l’impulsion du Président Elie Beilin, l’Association a maintenant repris ses forces et ses installations peuvent dans de meilleurs conditions, satisfaire à l’urgence.
1957, voit une nouvelle poussée de malheurs avec les évènements d’Afrique du Nord :
131 364 repas chauds doivent être assurées.
Le 7 Juillet 1959, Maurice Epstein succède au Président Elie Beilin.
1962 : l’exode d’Afrique du Nord augmente encore. Ce sont, en moyenne, de cent cinquante à deux cents personnes qu’il faut chaque jour loger et nourrir. Le Président Epstein peut cependant ouvrir l’immeuble de la rue des Saules, et celui de la rue Lamarck : y sont installés outre les dortoirs, un service social. Une vaste collecte de vêtements est organisée avec succès.
Le 11 mars 1965, les enfants de ceux qui ont si longtemps fait vivre l’association ont maintenant pris la relève.
A la suite du décès du Président Epstein, Monsieur Marcel Bleustein-Blanchet est élu, à l’unanimité Président de l’Association, lourde charge qu’il accepte d’assumer à condition que soient nommés deux vice-présidents délégués, pour l’aider dans sa tâche, Raymond Sack et Albert Nachba.

Extraits du livre : Association Philantropique de l’Asile de nuit, asile de jour et de la crèche israélite, édité en 1965.

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